Les états-Unis ont annoncé mardi, pour la première fois depuis 27 ans, de nouvelles directives pour établir le diagnostic de la maladie d'Alzheimer, forme incurable de démence la plus répandue chez les personnes agées. Cette mise à jour reflète "un changement majeur dans la manière dont la médecine voit et étudie cette maladie", relèvent les Instituts nationaux de la santé (NIH) et l'Alzheimer Association, qui ont dirigé ce projet.
"Le recherche sur Alzheimer a beaucoup évolué au cours des vingt-cinq dernières années et ajuster les critères du diagnostic pour tenir compte de ces avancées est nécessaire pour encourager et accélérer la recherche qui va bénéficier aux patients", explique dans un communiqué le Dr Richard Hodes, directeur au sein du NIH de l'Institut national du vieillissement. Les critères cliniques utilisés initialement se bornaient à décrire le dernier stade de l'évolution de la maladie quand les sympt?mes de la démence étaient déjà apparents.
Les nouvelles directives couvrent toutes les étapes de cette pathologie qui évolue graduellement et peut provoquer des changements dans le cerveau une décennie voire plus avant qu'elle ne devienne évidente. Ces directives retiennent trois phases. La première dite pré-clinique décrit des changements dans le cerveau y compris un début d'accumulation de plaques séniles formées d'un peptide (?-amylo?de), une forme de protéine. Cette anomalie finit par entra?ner la mort inéluctable des neurones, les cellules nerveuses cérébrales. La seconde phase correspond à des déficiences mentales comme des sympt?mes de pertes de mémoire, suffisamment évidentes pour être notées et mesurées mais pas assez prononcées pour empêcher la personne de vivre indépendamment. Les sujets présentant ces sympt?mes ne vont pas forcément conna?tre une évolution vers la maladie d'Alzheimer, soulignent les auteurs de ces directives. La troisième et dernière phase est celle de la démence telle qu'elle est déjà décrite par la médecine.
montres omega
Thursday, April 28, 2011
Thursday, April 21, 2011
Stéphane Richard (Orange) veut lui aussi bâtir un Internet civilisé - Yahoo! Actualité
La place du Village
Richard trace la route : ? Nous devons construire un monde numérique durable, fiable et équitable et non un monde où quelques habiles individus s'approprient la Place du Village ?. Et Richard de retenir trois valeurs à respecter ? l'ouverture, l'interopérabilité et la sécurité ?.
Ne pas rendre le consommateur prisonnier d'un univers...
Et ??pas une fausse ouverture où certains créent des remparts et rendent le consommateur l'heureux prisonnier de leur univers ou bien le transforment à son insu en monnaie d'échange publicitaire. L'interopérabilité demande du temps, de la négociation, de l'acceptation et du renoncement. La sécurité est indissociable de toute vie en société ?.
Un regard à Quinze ans
Richard conclut ainsi son édito : ? au moment où une part très importante de la vie de nos clients se retrouve sur Internet, nous leur devons cette exigence de protection de leurs données personnelles. Construire... lire la suite de l'article sur PCInpact.com
Richard trace la route : ? Nous devons construire un monde numérique durable, fiable et équitable et non un monde où quelques habiles individus s'approprient la Place du Village ?. Et Richard de retenir trois valeurs à respecter ? l'ouverture, l'interopérabilité et la sécurité ?.
Ne pas rendre le consommateur prisonnier d'un univers...
Et ??pas une fausse ouverture où certains créent des remparts et rendent le consommateur l'heureux prisonnier de leur univers ou bien le transforment à son insu en monnaie d'échange publicitaire. L'interopérabilité demande du temps, de la négociation, de l'acceptation et du renoncement. La sécurité est indissociable de toute vie en société ?.
Un regard à Quinze ans
Richard conclut ainsi son édito : ? au moment où une part très importante de la vie de nos clients se retrouve sur Internet, nous leur devons cette exigence de protection de leurs données personnelles. Construire... lire la suite de l'article sur PCInpact.com
- Internet civilisé selon l'UMP, et maintenant : la timeline
- Avec l'Internet civilisé, l'UMP s'échine
- Démystification des discours sur le piratage à l’heure d’Internet
- MMM veut couper l'accès aux auteurs de violence numérique
- Riguidel, missionnaire d'Hadopi, en croisade contre le chaos
Thursday, April 14, 2011
Quand les quartiers prennent leur destin en main
La vitalité et l’envie de combattre les déterminismes sociaux sont incommensurables dans les quartiers populaires. A commencer par ces remarquables entrepreneurs(es) qui provoquent leur chance et font figure de locomotives économiques tout en endossant le r?le de modèle positif pour la jeunesse (50% des jeunes des quartiers souhaitent créer leurs entreprises*). Ces gladiateurs modernes, non contents de créer de la richesse et de l’emploi pour notre pays, sont aussi incontestablement les vecteurs d’une véritable fécondité sociale.
L’ambition de ces rendez-vous est double : permettre d’alimenter légitimement le débat public en y conviant des personnalités influentes pour coproduire les politiques de demain, tout en contribuant à développer les indispensables réseaux de ces entrepreneurs(es) pratiquants acharnés de la croyance d’un avenir meilleur pour tous.
Premier rendez-vous, le 14 mai avec Rachida Dati à Bondy, et le 26 mai avec Beno?t Hamon à Nanterre. Ces rencontres sont organisées dans le cadre de la campagne électorale européenne. Avec à chaque d?ner-débat, une cinquantaine d’entrepreneurs qui échangeront sur le thème de l’impact économique de l’union européenne sur nos quartiers.
Les entrepreneurs souhaitant assister à ces rencontres peuvent s’inscrire sur le site de « la nouvelle pme » réserve de places disponibles. Pour tous les autres, vous pouvez poser vos questions sur le Bondy Blog; elles seront relayées par l’équipe du Bondy Blog.
Yacine Djaziri
(*) Sondage réalisé par l’IFOP pour l’Adie et le Crédit Immobilier de France en mars 2006.
replique
L’ambition de ces rendez-vous est double : permettre d’alimenter légitimement le débat public en y conviant des personnalités influentes pour coproduire les politiques de demain, tout en contribuant à développer les indispensables réseaux de ces entrepreneurs(es) pratiquants acharnés de la croyance d’un avenir meilleur pour tous.
Premier rendez-vous, le 14 mai avec Rachida Dati à Bondy, et le 26 mai avec Beno?t Hamon à Nanterre. Ces rencontres sont organisées dans le cadre de la campagne électorale européenne. Avec à chaque d?ner-débat, une cinquantaine d’entrepreneurs qui échangeront sur le thème de l’impact économique de l’union européenne sur nos quartiers.
Les entrepreneurs souhaitant assister à ces rencontres peuvent s’inscrire sur le site de « la nouvelle pme » réserve de places disponibles. Pour tous les autres, vous pouvez poser vos questions sur le Bondy Blog; elles seront relayées par l’équipe du Bondy Blog.
Yacine Djaziri
(*) Sondage réalisé par l’IFOP pour l’Adie et le Crédit Immobilier de France en mars 2006.
replique
Thursday, April 7, 2011
La mort est ma compagne
Après une longue attente du bus pour rentrer chez moi au terme d’une dure journée de labeur, je m’installe à une place. Je prends de volée la conversation des trois jeunes filles à qui je tourne le dos. ? En ce moment, dit l’une, il y a trop de jeunes qui meurent. Tu sais, le frère de Djamel, ben il est mort en prison. Sa mère est complètement détruite, ?a faisait six mois qu’elle ne l’avait pas vu. ? Ces quelques paroles ont suffi à me faire revenir quinze années en arrière.
Me voilà en sixième en salle de classe, on vient d’apprendre qu’un élève du collège s’est fait poignarder dans la cité à quelques mètres de l’école. Il s’appelait Jér?me, et il est mort sous les yeux de son petit frère parce qu’il n’avait pas voulu donner sa montre. Je ne le connaissais pas, mais du haut de mes 12 ans j’étais profondément choquée. C’était la première fois que je c?toyais la mort de si près.
Au fil des à-coups du bus, reviennent à mon esprit toutes les personnes plus ou moins proches qui sont parties trop t?t. Zyed et Bouna morts électrocutés en 2005 ne sont que la partie émergée de l’iceberg des jeunes disparus. Ahmed, un de mes voisins, est mort à 20 ans dans un accident de voiture. Karamoko, autre voisin, est mort à 16 ans de noyade. Farid, mon cousin, mort dans un accident de jet ski en Algérie. Daphnée, la petite s?ur de mon amie d’enfance, morte parce qu’elle ne supportait plus la vie. Elle s’est suicidée en se jetant du 10e étage de son immeuble, elle avait 17 ans.
Les aléas de la vie… D’aucuns diraient que nous sommes égaux devant la mort. Sauf qu’il ne s’agissait pas là de morts anodines, ou fortuites. Tous ces disparus étaient sous la pression de leur groupe. ? Conduis plus vite, on va le dépasser ? ; ? je suis s?r que t’es pas capable de plonger de si haut ? ; ? je suis plus doué que toi en jet ski ? ; ? tu n’oseras jamais sauter ?… Quelques paroles, des défis qu’on se lance pour rigoler entre amis, pour s’imposer en leader. Et pourtant, cette pression qui pousse ces jeunes à se mettre en avant, à prouver leur existence à travers un exploit peut parfois les conduire à la mort.
En abordant le sujet avec des personnes de mon entourage j’en suis arrivée à ce triste constat : s’il y a bien une chose avec laquelle les jeunes de banlieue ont un rapport privilégié c’est la mort. Dernière en date, celle qu’a vécue, pour ainsi dire comme témoin, Inès, du Bondy Blog. Un petit est tombé par la fenêtre dans une cité de Bobigny, il voulait voir sa maman descendue quelques instants pour chercher son autre enfant à l’école.
Puis il y a ceux qui s’en vont suite à des maladies, et ?a, on n’y peut rien. Un ami a perdu son petit frère agé de 12 ans d’un cancer, un autre perdu le sien, décédé d’une une crise cardiaque à 17 ans. Les générations précédentes ont vu beaucoup de leurs semblables mourir de la drogue ou du Sida. L’oncle d’un de mes cousins est mort de cette infection suite à une transfusion de sang contaminé.
Tous égaux face à la maladie ? Pas si s?r, si l’on en croit un article paru dans Les Echos : ? Nous ne sommes pas égaux devant le cancer. Les chiffres se sont dégradés en Seine-Saint-Denis ?, explique le Dr Christophe Debeugny, médecin chef à la direction départementale de la prévention et de l’action sociale de Seine-Saint-Denis.
Parfois, on conna?t non pas la victime, mais la main qui lui a ?té la vie. C’est comme ?a qu’il y a quelques mois, je me suis rendue compte que j’avais été au lycée avec celui qui a torturé et tué un jeune homme dans une cité à Bondy. Je croisais tous les jours dans les couloirs un futur bourreau… Je disais bonjour à une personne qui allait couper les doigts d’une autre, la bruler avec un fer à repasser, lui sectionner son appareil génital, et pour finir lui pisser dessus et la laisser agoniser.
Aujourd’hui, je suis blindée, je ne suis plus choquée par la mort. C’est peut-être pour cela que j’aspire à devenir reporter de guerre. Je ne dis pas que je ne serai pas heurtée par la guerre, mais j’y trouverai à la mort, plus d’explication, sans doute, plus de légitimité, même, qu’ici, où je vis.
montres
Me voilà en sixième en salle de classe, on vient d’apprendre qu’un élève du collège s’est fait poignarder dans la cité à quelques mètres de l’école. Il s’appelait Jér?me, et il est mort sous les yeux de son petit frère parce qu’il n’avait pas voulu donner sa montre. Je ne le connaissais pas, mais du haut de mes 12 ans j’étais profondément choquée. C’était la première fois que je c?toyais la mort de si près.
Au fil des à-coups du bus, reviennent à mon esprit toutes les personnes plus ou moins proches qui sont parties trop t?t. Zyed et Bouna morts électrocutés en 2005 ne sont que la partie émergée de l’iceberg des jeunes disparus. Ahmed, un de mes voisins, est mort à 20 ans dans un accident de voiture. Karamoko, autre voisin, est mort à 16 ans de noyade. Farid, mon cousin, mort dans un accident de jet ski en Algérie. Daphnée, la petite s?ur de mon amie d’enfance, morte parce qu’elle ne supportait plus la vie. Elle s’est suicidée en se jetant du 10e étage de son immeuble, elle avait 17 ans.
Les aléas de la vie… D’aucuns diraient que nous sommes égaux devant la mort. Sauf qu’il ne s’agissait pas là de morts anodines, ou fortuites. Tous ces disparus étaient sous la pression de leur groupe. ? Conduis plus vite, on va le dépasser ? ; ? je suis s?r que t’es pas capable de plonger de si haut ? ; ? je suis plus doué que toi en jet ski ? ; ? tu n’oseras jamais sauter ?… Quelques paroles, des défis qu’on se lance pour rigoler entre amis, pour s’imposer en leader. Et pourtant, cette pression qui pousse ces jeunes à se mettre en avant, à prouver leur existence à travers un exploit peut parfois les conduire à la mort.
En abordant le sujet avec des personnes de mon entourage j’en suis arrivée à ce triste constat : s’il y a bien une chose avec laquelle les jeunes de banlieue ont un rapport privilégié c’est la mort. Dernière en date, celle qu’a vécue, pour ainsi dire comme témoin, Inès, du Bondy Blog. Un petit est tombé par la fenêtre dans une cité de Bobigny, il voulait voir sa maman descendue quelques instants pour chercher son autre enfant à l’école.
Puis il y a ceux qui s’en vont suite à des maladies, et ?a, on n’y peut rien. Un ami a perdu son petit frère agé de 12 ans d’un cancer, un autre perdu le sien, décédé d’une une crise cardiaque à 17 ans. Les générations précédentes ont vu beaucoup de leurs semblables mourir de la drogue ou du Sida. L’oncle d’un de mes cousins est mort de cette infection suite à une transfusion de sang contaminé.
Tous égaux face à la maladie ? Pas si s?r, si l’on en croit un article paru dans Les Echos : ? Nous ne sommes pas égaux devant le cancer. Les chiffres se sont dégradés en Seine-Saint-Denis ?, explique le Dr Christophe Debeugny, médecin chef à la direction départementale de la prévention et de l’action sociale de Seine-Saint-Denis.
Parfois, on conna?t non pas la victime, mais la main qui lui a ?té la vie. C’est comme ?a qu’il y a quelques mois, je me suis rendue compte que j’avais été au lycée avec celui qui a torturé et tué un jeune homme dans une cité à Bondy. Je croisais tous les jours dans les couloirs un futur bourreau… Je disais bonjour à une personne qui allait couper les doigts d’une autre, la bruler avec un fer à repasser, lui sectionner son appareil génital, et pour finir lui pisser dessus et la laisser agoniser.
Aujourd’hui, je suis blindée, je ne suis plus choquée par la mort. C’est peut-être pour cela que j’aspire à devenir reporter de guerre. Je ne dis pas que je ne serai pas heurtée par la guerre, mais j’y trouverai à la mort, plus d’explication, sans doute, plus de légitimité, même, qu’ici, où je vis.
montres
Friday, April 1, 2011
Bintou Tounkara - miss engagée
Contrairement aux idées re?ues, la deuxième ville la plus peuplée de Maliens après Bamako n’est pas Montreuil mais Ségou, au Mali. Et ce n’est pas à Montreuil non plus, où elle est née, qu’habite Bintou Tounkara, Miss Mali France 2010, mais à Belleville, un quartier populaire et désormais branché de la capitale. Agée de 19 ans, cette Titi parisienne porte bien son titre de reine de beauté. Elancée, apprêtée et maquillée avec élégance, Bintou arrive au rendez-vous, rayonnante, escortée par Jimmy, un fringant étudiant en droit, à peine plus agé qu’elle, bénévole du p?le communication de l’association 2ème Génération, organisatrice de l’événement.
L’élection annuelle, une des manifestations les plus importantes pour la communauté malienne de France, a lieu en novembre. Quatre mois plus tard, Bintou ne semble toujours pas croire à son triomphe. Cette lycéenne scolarisée en terminale STG ressources humaines au lycée Simone Weil, dans le 3e arrondissement, décide un jour, au gré du hasard et du surf sur Facebook, de s’inscrire ? sans penser une seconde ? qu’elle pourrait gagner.
De parents séparés, elle est élevée avec ses quatre s?urs par sa mère qui est sénégalaise et voit en ce concours une occasion unique de se rapprocher de ses origines maliennes, celles de son père. De castings en castings, elle franchit toutes les étapes de la sélection. Comme pour la Miss France de TF1, un jury de personnalités évalue, scrute et jauge les douze finalistes mais la comparaison s’arrête là. Le thème de l’élection Miss Mali France 2010 est la sensibilisation aux risques liés à la dépigmentation cutanée à visée cosmétique. La soirée se veut en effet et avant tout un rendez-vous ? citoyen, culturel, identitaire et solidaire ?. Bien loin, dans ses principes, de l’élection TF1-Endemol…
Bintou croit savoir pourquoi elle a remporté le titre et ce qui a fait la différence par rapport à ses onze concurrentes. ? Personne ne savait qui allait gagner car tout s’est joué au moment de la présentation du projet à mener en cas de victoire… ? Et plut?t que d’axer son projet sur des actions de co-développement au Mali, Bintou préfère proposer une action locale : le soutien actif et régulier de la Miss Mali France 2010 aux travailleurs sans-papiers du chantier du tramway à la Porte des Lilas en grève et en lutte pour leur régularisation.
Avec son discours, Bintou tape dans l’?il du jury et voit son front se sertir du diadème de la princesse franco-malienne de l’année… ? Quand j’ai entendu mon nom. Le monde s’est arrêté. C’était trop beau. J’étais très surprise aussi, la plus de toutes je crois. Et puis c’était fort en émotions car ma maman était hospitalisée et mes proches et moi, on a tous pensé à elle à ce moment là… ? Depuis cette soirée mémorable, elle note des changements : ? Déjà, j’ai plus confiance en moi, je me trouve plus jolie. ?a n’a pas radicalement changé ma vie mais ?a m’a changé moi. J’ai évolué… ?
La lauréate gagne aussi le privilège de représenter la diaspora malienne à l’élection de Miss Mali à Bamako. Pour des raisons d’agenda, Bintou n’a pas pu s’y rendre pour l’édition 2010. Jimmy explique que les Miss Mali France remportent, certes, souvent le prix de l’éloquence, mais encore jamais le titre de Miss Mali nationale… Pas de regrets à avoir.
Et Bintou, est-elle tentée de continuer l’aventure en s’inscrivant à Miss Afrique ou à Miss France via l’élection de Miss Ile-de-de-France ? ? Non, ?a ne m’intéresse pas. Pour moi, j’ai déjà tout gagné car j’ai renoué avec ma culture malienne. Je me sentais déjà franco-sénégalaise mais maintenant, je suis aussi franco-malienne. C’était mon but. Même mes s?urs se sont rapprochées de leurs racines maliennes grace à mon élection. Et puis pour l’occasion, j’ai aussi appris toutes les danses traditionnelles, la géographie, l’histoire du pays… ?, se rappelle-t-elle encore avec un grand sourire.
En plus de la solidarité, la valorisation de la notion de double culture est le maillon essentiel de l’élection de Miss Mali France. Pour preuve, la soirée débute par une invitation à chanter les deux hymnes nationaux : ? Les gens chantent d’ailleurs plus la Marseillaise car ils la connaissent mieux que l’hymne malien… ?, commente Jimmy. Quant on demande à la jeune fille si elle a entonné les hymnes nationaux, elle rétorque aussit?t : ? Non ! J’étais en coulisse super stressée avec toutes ces tenues à enfiler… ? Les vêtements portés par les candidates symbolisent aussi cette double culture mise en exergue. Les miss défilent avec des habits de la trentaine d’ethnies du Mali en alternance avec des robes de soirée fran?aises.
Avec son statut de Miss Mali France 2010, Bintou a un planing désormais bien rempli. Elle participe par exemple à des soirées organisées à l’occasion d’un match Mali-Angola ou de l’élection de Miss Soninké, une ethnie malienne. Elle compte aussi très bient?t retourner soutenir les travailleurs sans-papiers du chantier du tramway de la Porte des Lilas. Juste retour des choses. Ils lui ont porté bonheur et permis de remporter lors de cette élection, un superbe lot offert par un sponsor, elle qui se verrait bien un jour embrasser la carrière d’h?tesse de l’air. Grace à eux, elle a gagné un voyage dans un pays qu’elle rêve de visiter depuis longtemps mais où elle n’a encore jamais mis les pieds… le Mali.
Sandrine Dionys
Photos : Copyright : Association 2ème Génération
Photographe : David F.Perez
Maquillage : Delphine Guardia
montres omega
L’élection annuelle, une des manifestations les plus importantes pour la communauté malienne de France, a lieu en novembre. Quatre mois plus tard, Bintou ne semble toujours pas croire à son triomphe. Cette lycéenne scolarisée en terminale STG ressources humaines au lycée Simone Weil, dans le 3e arrondissement, décide un jour, au gré du hasard et du surf sur Facebook, de s’inscrire ? sans penser une seconde ? qu’elle pourrait gagner.
De parents séparés, elle est élevée avec ses quatre s?urs par sa mère qui est sénégalaise et voit en ce concours une occasion unique de se rapprocher de ses origines maliennes, celles de son père. De castings en castings, elle franchit toutes les étapes de la sélection. Comme pour la Miss France de TF1, un jury de personnalités évalue, scrute et jauge les douze finalistes mais la comparaison s’arrête là. Le thème de l’élection Miss Mali France 2010 est la sensibilisation aux risques liés à la dépigmentation cutanée à visée cosmétique. La soirée se veut en effet et avant tout un rendez-vous ? citoyen, culturel, identitaire et solidaire ?. Bien loin, dans ses principes, de l’élection TF1-Endemol…
Bintou croit savoir pourquoi elle a remporté le titre et ce qui a fait la différence par rapport à ses onze concurrentes. ? Personne ne savait qui allait gagner car tout s’est joué au moment de la présentation du projet à mener en cas de victoire… ? Et plut?t que d’axer son projet sur des actions de co-développement au Mali, Bintou préfère proposer une action locale : le soutien actif et régulier de la Miss Mali France 2010 aux travailleurs sans-papiers du chantier du tramway à la Porte des Lilas en grève et en lutte pour leur régularisation.
Avec son discours, Bintou tape dans l’?il du jury et voit son front se sertir du diadème de la princesse franco-malienne de l’année… ? Quand j’ai entendu mon nom. Le monde s’est arrêté. C’était trop beau. J’étais très surprise aussi, la plus de toutes je crois. Et puis c’était fort en émotions car ma maman était hospitalisée et mes proches et moi, on a tous pensé à elle à ce moment là… ? Depuis cette soirée mémorable, elle note des changements : ? Déjà, j’ai plus confiance en moi, je me trouve plus jolie. ?a n’a pas radicalement changé ma vie mais ?a m’a changé moi. J’ai évolué… ?
La lauréate gagne aussi le privilège de représenter la diaspora malienne à l’élection de Miss Mali à Bamako. Pour des raisons d’agenda, Bintou n’a pas pu s’y rendre pour l’édition 2010. Jimmy explique que les Miss Mali France remportent, certes, souvent le prix de l’éloquence, mais encore jamais le titre de Miss Mali nationale… Pas de regrets à avoir.
Et Bintou, est-elle tentée de continuer l’aventure en s’inscrivant à Miss Afrique ou à Miss France via l’élection de Miss Ile-de-de-France ? ? Non, ?a ne m’intéresse pas. Pour moi, j’ai déjà tout gagné car j’ai renoué avec ma culture malienne. Je me sentais déjà franco-sénégalaise mais maintenant, je suis aussi franco-malienne. C’était mon but. Même mes s?urs se sont rapprochées de leurs racines maliennes grace à mon élection. Et puis pour l’occasion, j’ai aussi appris toutes les danses traditionnelles, la géographie, l’histoire du pays… ?, se rappelle-t-elle encore avec un grand sourire.
En plus de la solidarité, la valorisation de la notion de double culture est le maillon essentiel de l’élection de Miss Mali France. Pour preuve, la soirée débute par une invitation à chanter les deux hymnes nationaux : ? Les gens chantent d’ailleurs plus la Marseillaise car ils la connaissent mieux que l’hymne malien… ?, commente Jimmy. Quant on demande à la jeune fille si elle a entonné les hymnes nationaux, elle rétorque aussit?t : ? Non ! J’étais en coulisse super stressée avec toutes ces tenues à enfiler… ? Les vêtements portés par les candidates symbolisent aussi cette double culture mise en exergue. Les miss défilent avec des habits de la trentaine d’ethnies du Mali en alternance avec des robes de soirée fran?aises. Avec son statut de Miss Mali France 2010, Bintou a un planing désormais bien rempli. Elle participe par exemple à des soirées organisées à l’occasion d’un match Mali-Angola ou de l’élection de Miss Soninké, une ethnie malienne. Elle compte aussi très bient?t retourner soutenir les travailleurs sans-papiers du chantier du tramway de la Porte des Lilas. Juste retour des choses. Ils lui ont porté bonheur et permis de remporter lors de cette élection, un superbe lot offert par un sponsor, elle qui se verrait bien un jour embrasser la carrière d’h?tesse de l’air. Grace à eux, elle a gagné un voyage dans un pays qu’elle rêve de visiter depuis longtemps mais où elle n’a encore jamais mis les pieds… le Mali.
Sandrine Dionys
Photos : Copyright : Association 2ème Génération
Photographe : David F.Perez
Maquillage : Delphine Guardia
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